Bonjour Aurore, parles-nous un peu de toi, quel est ton parcours et pourquoi as-tu décidé de lancer et créer ta marque Terraroom?

Directeur artistique et graphiste de formation, j’ai fais un MASTER en France et j’ai bossé dans une agence de comm en Suisse. Je faisais un métier qui me plaisait mais ma véritable passion a toujours été le végétal. J’ai une sorte de besoin viscéral de mettre les mains dans la terre, de créer en touchant réellement la matière, pas juste être derrière l’écran.

À la suite d’un licenciement économique et d’une expérience très particulière de mort imminente, j’ai voulu un changement de vie. J’ai eu besoin de me reconnecter à mon corps, de pouvoir utiliser tous mes sens. Je travaille sur moi, avec moi, pour moi. C’est en faisant ce chemin intérieur que chaque jour que je me construis.

Avoir comme outil le végétal pour m’exprimer c’est quelque chose de sain et j’ai envie de le partager.

Est-ce une activité à temps plein, une activité passion ou un à côté que tu aimerais développer ?

À plein temps depuis le début de cette année. Au bout de 5 ans à le faire sur mon temps libre, j’ai eu envie de réellement me lancer et de jouer le jeu à fond !

Expliques-nous ce que signifie Terraroom?

C’est un projet qui englobe et intègre tout ce qui m’anime. Qui me relie à moi et donc aux autres, mais aussi aux éléments, à la “vraie” vie. Travailler le vivant est une des meilleures façons de se sentir exister ! Ça me permet de créer un lien avec mon vécu d’avant et celui de maintenant. De reconnecter mes racines urbaines avec mes souvenirs d’enfance.

Comment définirais-tu ton univers en quelques mots et où trouves-tu ton inspiration?

Depuis toute petite je sensible à l’environnement, et j’ai grandi dans l’idée qu’il n’existe qu’un seul et vrai métier, celui de la terre. J’ai toujours aimé la nature, les animaux. Du coup avec mes créations je suis clairement au milieu de tout ça, et donc heureuse ! La nature m’aide à transformer mon énergie intime en quelque chose d’artistique, de créatif et de spirituel.

J’aime me dire que mes terrariums sont des échantillons de souvenirs, des morceaux de rêves, (en plus d’être des bouts de forêt). Chacun de nous peut y voir quelque chose et se raconter une histoire, imaginaire ou pas.

Il faut cultiver notre capacité à nous émerveiller et nourrir notre enfant intérieur avec un monde empreint de poésie et de magie, là où la créativité n’a pas de limite.

Mes créations sont différentes d’un objet car elles sont vivantes, évolutives. Elles sont sensibles et transmettent de bonnes énergies 😉

 

Tu crées principalement des terrariums, comment t’es-t-il venu à l’idée de développer ta créativité sur ces petits univers naturels?

En fait je crois que mes premiers “terrariums” remontent au jour où j’ai eu mes bébés tortues en Suisse. J’ai toujours eu des tortues chez mes parents (il y en a d’ailleurs 17 maintenant!). C’est mon premier animal de compagnie et ça me manquait de ne plus avoir chez moi. À l’époque on avait un balcon et j’ai construis un grand terrarium dans un aquarium que j’ai recyclé avec des cabanes et des passages, des plantes pour leur nourriture, différents petits coins.

Et puis en faisant ça, ça m’a fait comme une madeleine de Proust…

Je me suis revu dans le jardin de mes grands-parents quand j’étais toute petite. Je passais des heures dehors au pieds des chênes, assise dans la mousse, à fabriquer avec des bouts de bois des maisons miniatures sous chaque arbre et à les relier ensuite entre elles pour construire des villages.

Je trouve beau d’avoir réussi à me reconnecter à mon âme d’enfant et à en faire quelque chose aujourd’hui, dans ma vie d’adulte.

Si tu devais choisir un outil qui te définirait, lequel serait-il et pourquoi ?

Une main! Elle représente mon outil de travail et c’est avec ET grâce à elle que je peux agir. C’est à travers elle que passe l’énergie lorsque je fais du Reiki sur mes plantes. Elle me permet donc de donner ET de recevoir.

Quelle est la création la plus folle que tu aies réalisée ?

Un terrarium sur mesure que j’ai fais fabriquer chez un vitrier car c’était une pièce d’1m60 de long ! J’ai eu une place folle pour créer à l’intérieur c’était génial. Mais je garde aussi très à cœur le jardin-potager pédagogique de 300m2 que j’ai dessiné et construis de toutes pièces (avec mes petits bras) sur le terrain vague d’une ferme privée.

Quels conseils donnerais-tu à une personne qui aimerait se lancer?

La passion, c’est le principal moteur selon moi. Il en faut donc ainsi que des convictions (et pas mal de patience aussi… !). Si vous avez en plus le soutien de ceux qui vous entourent et la volonté d’y arriver, alors foncez : l’expérience vaut le coup!

Que peut-on te souhaiter de réussir pour cette année?

D’en vivre ! (rires) J’aimerai que l’aventure continue et qu’elle me ressemble toujours, à chaque instant. J’ai beaucoup d’idées, bien plus que du temps pour les réaliser, alors ce serait d’arriver à mener à bien chaque projet.

La gourmandise est un des petits plaisirs de la vie, as-tu une spécialité de ta région à nous partager?

Originaire du Sud de la France, je pense immédiatement à la bouillabaisse. Ma préférée ? Celle que l’on préparait en famille lorsque j’étais enfant : du poisson tout juste pêché que l’on mangeait au soleil en maillot de bain. On a d’ailleurs décidé il y a peu que ce serait au menu de Noël cette année pour changer des plats traditionnels !

Merci Aurore 🙂

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